Poèmes
Quelques « haïku » inspirés de cartes postales :
Le chat
Le chat me regarde
Ronronne pour moi
Chaleur chez moi
… qu'il garde.
Me souvenir celui
Longuement échangé
Sur le pont de la Vie
Et jamais oublié
Signé : l'Aimé
(deviner le titre)
Tango
Mon pas dans le tien
Tu me tiens bien la main
En me faisant tourner,
Renversée
La Rose
Rose-beauté dans le vase
Rose-couleur sur la table
Rose-odeur dans la chambre
Rose-joyau dans mon cœur
Itinéraire
La France – on y danse
L'Italie – spaghettis
Latin lover à Paris ?
Moi à Rome ? J'y pense
C'est à un jet de Jet !
Ysia
4 octobre 2009
Objets rebelles
Objets rebelles
Objets de belle
Que voulez-vous ?
Que dites-vous ?
Existez-vous ?
Et pensez-vous ?
Etes-vous vivants
Ou des passe-temps ?
Objets de ma vie
Entrés et sortis
Un jour sous la main
Absents l'lendemain
Utiles ou inutiles
Quelquefois c'est la tuile
Si je n'vous trouve pas
Immédiatement, là.
Objets du passé
Que vous remémorez,
Pourquoi vous ai-je gardés ?
Pourquoi me regardez ?
Objets utilitaires
Ici sur cette Terre
Sans vous nous ne vivons
Sans vous nous ne mangeons
Habitude devenus
D'une société vêtue
D'us et de coutumes
Mon Dieu, que de costumes !
Fi ! Nous ne savons plus
Vivre, nous montrer à nu,
Saisir à pleines mains
Les choses sans lendemain
De la vie, dans l'instant
La mordre à pleines dents
Sans réfléchir, sans heurt,
Et tenter le bonheur.
Objets de mes pensées
Rebelles ou enjouées,
Que j'aime vous saisir
Et pouvoir vous écrire
Car là, sur le papier,
Vous êtes poings liés
N'pouvant plus échapper
Ni plus vous rebeller
Car vous apprivoiser,
Pouvoir vous maîtriser,
Que vous soyiez concrets,
Virtuels ou abstraits
Est un sacré challenge !
Mais pour laver son linge
C'est beaucoup plus rapide
Et ouf ! il y a un guide,
Qu'aller jusqu'au lavoir
Et user d'un battoir !
Pour les carottes râpées
Oh, que de temps gagné !
Mais moi je les préfère
A croquer, délétère,
C'est pareil pour les pommes
A croquer par les hommes
Objet de mon désir
De vivre en unité
Echanger, partager,
Vivre, danser et rire
Et du bonheur créer…
Ysia
7 février 2009
Noir
Le noir La noire
Couleur Musique
Oeil Oreille
Regard Ecoute
L'oeil regarde et voit
La noire sur la portée.
L'oreille peut-elle entendre
Le noir sur le papier ?
L'oeil de Beethoven
Entendait la noire sur le papier
Que son oreille n'entendait plus
Magie de son cerveau,
Du cerveau au potentiel infini
Dont on connaît si peu…
Noire l'encre que mon crayon
Laisse sur le papier.
Que j'écrive ou je dessine,
Ma trace est là. Assurément.
Indubitablement. Eternellement.
Voudrais-je l'effacer ?
Trop tard, elle est tracée.
Faut y penser avant :
Responsabilité.
Noire peut être la peau
Source de rejets,
D'exclusions,
Idées toutes faites.
Noir désir : c'est café noir
dans les tasses blanches.
Désir de noir ? chocolat noir
Avec des noix… zettes.
Noir et paillettes ?
Tenue de fête :
Bientôt Noël
ou réveillon.
… Réveillons-nous
Avant qu'il soit trop tard.
Avant qu'il fasse trop noir.
Avant l'heure du plumard.
Avant d'faire des canards.
Avant qu'on en ait marre.
Et surtout, à part à l'écart
Avant tout :
Avant le grand départ.
Ysia
6 décembre 2008
Automne
Temps d'automne aujourd'hui
Ne pleut pas mais fait gris
L'asphalte encore mouillé
Brille comme tableau noir
Où les feuilles tombées
Contrastent en un espoir
de soleil
Dont elles ont emprunté
Les couleurs chatoyées
de son miel.
Ysia
11 novembre 2008
Arbres
Arbres,
Grands arbres
Arbres devant la fenêtre
Et celui près de la terrasse
Si haut si droit tel un Maître
Qui surplombe les autres de tant de têtes
Grand Séquoia je te salue
Tu m'as tout de suite plu
Ton nom ça me revient
Me rappelle un grand chef indien
Grand, droit et fier
Mais cela, c'était hier.
Arbres et forêts, j'aime vous voir si verts
Respirer vos effluves au grand air
Ecouter les oiseaux qui s'abritent
Sous vos feuilles qui s'agitent
Balancées par le vent
Ecouter leur bruissement.
Arbres je souhaite et je prie
Pour qu'on cesse de vous abattre,
Que les hommes comprennent enfin
L'importance de votre présence
Sur cette Terre, notre mère
Que vous couvrez comme un manteau,
Pour que certains se mettent en quatre
Pour coûte que coûte vous protéger
Que vous ne finissiez plus ni dans l'âtre
Ni en copeaux pour de l'aglo
Et que les enfants de nos enfants demain
Admirent et goûtent votre permanence
Comme je vous vois aujourd'hui par la fenêtre.
Ysia
9 août 2008
Vieux Copain
Mon vieux copain
Tu m'as donné la main
Quand j'en avais besoin
Du fond de mon chagrin
Cher vieux copain,
Comme je te remercie
D'avoir dit des âneries
Pour m'sortir du chagrin
Vieux copain de misère,
D'école, de vie sur Terre,
Merci pour ton épaule
Pour m'appuyer, c'est drôle
Vieux copain, aujourd'hui
C'est avec toi que je ris
Je chante, je danse, je vis
Grâce à toi je revis
Et je te dis
Merci
Ysia
10 février 2008
Je ne sais pas
Je ne sais pas où je vais,
Mais je sais d'où je viens.
Je ne sais pas toujours quoi écrire,
Mais il y a toujours quelque chose qui vient.
Je ne sais pas d'où ça sort,
Ben… de moi d'abord.
Je ne sais pas pourquoi,
Je voudrais bien le savoir,
Mais est-ce utile ? Je ne sais pas.
Je ne sais pas pourquoi sur cette belle Terre
Il y a la guerre
Et toutes ces horreurs.
Que cherchent les hommes
Avec tant de violence ?
Quand j'y pense,
Me vient cette vieille histoire
Ancienne comme les millénaires :
On y raconte que les Dieux,
Pour pas que les hommes l'abîment,
Ont caché le plus beau trésor
A l'intérieur d'eux-mêmes,
Au plus profond de leur corps,
Dans leur cœur. Alors
Je ne sais pas pourquoi,
Puisqu'on connaît cette histoire,
Les hommes cherchent toujours
Au-dehors...
Ysia
14 mai 2004
Arc-en-ciel
Arc-en-ciel
Venu ciel
De là-haut, tout là-haut,
Du soleil
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Commentaires
Note de l'auteur : le 21/09/2008 à 04:14:34Les liens en bas (et quelquefois à droite) SONT DES PUBLICITES Google
et n'ont aucun rapport avec ce blog.