Poèmes

           

S L A M    1

 

Slam c'est l'âme des slammeurs

des music' en pann' de bonheur

car le bonheur est sans moteur

dans ce milieu consommateur

 

qui n'offre que des compensations

pour étouffer les émotions

d' ceux qui ont mal et trop de peine

les mal aimés, les dans la gêne

 

ça les empêche de penser

analyser et réfléchir

essayer de solutionner

c' qui les empêche de s' faire plaisir.

 

C'est sûr ça leur porterait tort,

mettrait leur commerce en danger,

qu'les gens se disent : Ah, ça c'est fort

comme ils nous ont manipulés !

 

voyons, le bonheur est ailleurs

que dans les problèmes et la peur.

et si l'entr'aide était meilleure

pour qu'on soit tous gagnants-gagneurs ?

 

fini d' laisser nos crânes bourrer

via les media et la télé

s' faire assommer à coups de pub

qui nous font la tête comme un cube !

 

      Ysia                             

                8 novembre 2009  

 

 

Couleurs d'automne

Couleurs du monde si multiples,

Aux nuances infinies pour chaque couleur qui existe.

Vol d'oies sauvages en automne qui tracent des V dans le ciel,

Vol d'hirondelles qui s'en retournent vers la chaleur et le soleil,

Vol ralenti des feuilles qui virevoltent

Pour doucement se poser sur le sol

Rejoignant leurs congénères pour faire de grands tas

Roux-rouges-jaunes-or-cuivre, camaïeu de couleurs d'automne

Qui me rappellent les sous-bois odorants, les champignons,

La douceur de me retrouver dans la nature à la fin de l'été.

 

                                   Ysia

 

 

Quelques « haïku » inspirés de cartes postales :

 

 

 

 

Le chat

Le chat me regarde

Ronronne pour moi

Chaleur chez moi

… qu'il garde.

 

 

 

Me souvenir celui

Longuement échangé

Sur le pont de la Vie

Et jamais oublié

                        Signé : l'Aimé

(deviner le titre)

 

 

 

            Tango

Mon pas dans le tien

Tu me tiens bien la main

En me faisant tourner,

Renversée

 

 

 

La Rose

Rose-beauté dans le vase

Rose-couleur sur la table

Rose-odeur dans la chambre

Rose-joyau dans mon cœur

 

 

 

            Itinéraire

La France – on y danse

L'Italie – spaghettis

Latin lover à Paris ?

Moi à Rome ? J'y pense

C'est à un jet de Jet !

 

           Ysia

                  4 octobre 2009

 

Objets rebelles

 

Objets rebelles

Objets de belle

Que voulez-vous ?

Que dites-vous ?

 

Existez-vous ?

Et pensez-vous ?

Etes-vous vivants

Ou des passe-temps ?

 

Objets de ma vie

Entrés et sortis

Un jour sous la main

Absents l'lendemain

 

Utiles ou inutiles

Quelquefois c'est la tuile

Si je n'vous trouve pas

Immédiatement, là.

 

Objets du passé

Que vous remémorez,

Pourquoi vous ai-je gardés ?

Pourquoi me regardez ?

 

Objets utilitaires

Ici sur cette Terre

Sans vous nous ne vivons

Sans vous nous ne mangeons

 

Habitude devenus

D'une société vêtue

D'us et de coutumes

Mon Dieu, que de costumes !

 

Fi ! Nous ne savons plus

Vivre, nous montrer à nu,

Saisir à pleines mains

Les choses sans lendemain

 

De la vie, dans l'instant

La mordre à pleines dents

Sans réfléchir, sans heurt,

Et tenter le bonheur.

 

Objets de mes pensées

Rebelles ou enjouées,

Que j'aime vous saisir

Et pouvoir vous écrire

 

Car là, sur le papier,

Vous êtes poings liés

N'pouvant plus échapper

Ni plus vous rebeller

 

Car vous apprivoiser,

Pouvoir vous maîtriser,

Que vous soyiez concrets,

Virtuels ou abstraits

 

Est un sacré challenge !

Mais pour laver son linge

C'est beaucoup plus rapide

Et ouf ! il y a un guide,

 

Qu'aller jusqu'au lavoir

Et user d'un battoir !

Pour les carottes râpées

Oh, que de temps gagné !

 

Mais moi je les préfère

A croquer, délétère,

C'est pareil pour les pommes

A croquer par les hommes

 

Objet de mon désir

De vivre en unité

Echanger, partager,

Vivre, danser et rire

 

Et du bonheur créer…

 

             

           Ysia 

    7 février 2009

 

  Noir

Le noir             La noire

Couleur            Musique

Oeil                  Oreille

Regard             Ecoute

 

L'oeil regarde et voit

La noire sur la portée.

L'oreille peut-elle entendre

Le noir sur le papier ?

 

L'oeil de Beethoven

Entendait la noire sur le papier

Que son oreille n'entendait plus

Magie de son cerveau,

Du cerveau au potentiel infini

Dont on connaît si peu…

 

Noire l'encre que mon crayon

Laisse sur le papier.

Que j'écrive ou je dessine,

Ma trace est là. Assurément.

Indubitablement. Eternellement.

Voudrais-je l'effacer ?

Trop tard, elle est tracée.

Faut y penser avant :

Responsabilité.

 

Noire peut être la peau

Source de rejets,

D'exclusions,

Idées toutes faites.

 

Noir désir : c'est café noir

dans les tasses blanches.

Désir de noir ? chocolat noir

Avec des noix… zettes.

Noir et paillettes ?

Tenue de fête :

Bientôt Noël

ou réveillon.

 

… Réveillons-nous

Avant qu'il soit trop tard.

Avant qu'il fasse trop noir.

Avant l'heure du plumard.

Avant d'faire des canards.

Avant qu'on en ait marre.

Et surtout, à part  à l'écart

Avant tout :

Avant le grand départ.

   

                 Ysia

      6 décembre 2008                                               

 

Automne

 

Temps d'automne aujourd'hui

Ne pleut pas mais fait gris

L'asphalte encore mouillé

Brille comme tableau noir

Où les feuilles tombées

Contrastent en un espoir

de soleil

Dont elles ont emprunté

Les couleurs chatoyées

de son miel.

 

Ysia

11 novembre 2008

 

Arbres

 

Arbres,

Grands arbres

Arbres devant la fenêtre

Et celui près de la terrasse

Si haut si droit tel un Maître

Qui surplombe les autres de tant de têtes

Grand Séquoia je te salue

Tu m'as tout de suite plu

Ton nom ça me revient

Me rappelle un grand chef indien

Grand, droit et fier

Mais cela, c'était hier.

Arbres et forêts, j'aime vous voir si verts

Respirer vos effluves au grand air

Ecouter les oiseaux qui s'abritent

Sous vos feuilles qui s'agitent

Balancées par le vent

Ecouter leur bruissement.

 

Arbres je souhaite et je prie

Pour qu'on cesse de vous abattre,

Que les hommes comprennent enfin

L'importance de votre présence

Sur cette Terre, notre mère

Que vous couvrez comme un manteau,

Pour que certains se mettent en quatre

Pour coûte que coûte vous protéger

Que vous ne finissiez plus ni dans l'âtre

Ni en copeaux pour de l'aglo

Et que les enfants de nos enfants demain

Admirent et goûtent votre permanence

Comme je vous vois aujourd'hui par la fenêtre.

 

Ysia



Article ajouté le 2008-01-03 , consulté 653 fois

Commentaires


Note de l'aute...
le 21/09/2008 à 04:14:34

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et n'ont aucun rapport avec ce blog.


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